Roissy-CDG : "Paris-Charles de Gaulle, moteur économique majeur du nord francilien" (Article La Semaine de l'Île-de-France)

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Source : La Semaine de l'Ile-de-France

Avec près de 10 milliards d’euros de richesse locale en 2023, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle s’impose comme un pilier économique pour le Val-d’Oise, mais aussi la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

Implantée à la croisée de la Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne, la plateforme aéroportuaire de Paris-Charles de Gaulle dépasse largement sa seule fonction de transport aérien. Elle constitue aujourd’hui un pôle économique stratégique pour l’Île-de-France et l’économie nationale, comme le met en évidence une récente analyse de l’Insee.

Premier aéroport de l’Union européenne pour le transport de voyageurs, mais aussi pour le fret et le courrier, Paris-CDG irrigue bien au-delà de son périmètre opérationnel. Son activité bénéficie directement à sept communes d’emprise : Mauregard, Le Mesnil-Amelot, Compans et Mitry-Mory en Seine-et-Marne, Roissy-en-France et Épiais-lès-Louvres dans le Val-d’Oise, ainsi que Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis.

Près de 10 milliards d’euros de richesse locale dégagée

En 2023, la plateforme aéroportuaire rassemble 1 360 établissements et 94 600 salariés, générant 9,8 milliards d’euros de richesse locale, soit 9,5 % de la richesse produite dans les trois départements réunis.

La contribution de Paris-CDG varie selon les territoires. Elle représente 13 % de la richesse dégagée par le tissu économique de la Seine-Saint-Denis, 10 % dans le Val-d’Oise et 4 % en Seine-et-Marne, confirmant son rôle structurant pour le nord francilien.

Le transport aérien, cœur de la création de valeur
Si les établissements du transport aérien ne représentent que 6 % de l’ensemble de ceux présents sur la plateforme, ils concentrent plus de la moitié de la richesse produite. Le secteur de l’entreposage et des services auxiliaires des transports joue également un rôle clé, contribuant à 28 % de la richesse dégagée.

Au total, quatre salariés sur dix travaillent dans le transport aérien, tandis qu’un quart est employé dans l’entreposage ou les services auxiliaires des transports.

Un ancrage territorial fort de l’emploi

La structure économique de Paris-CDG se caractérise par une forte présence de groupes. 64 % des établissements dépendent d’un groupe, dont 51 % de groupes multinationaux, qui concentrent 79 % des salariés. Parmi eux, un salarié sur cinq travaillant pour une multinationale dépend d’un groupe étranger.

La plateforme emploie majoritairement des résidents des territoires voisins. La moitié des salariés résident dans les trois départements d’emprise, dont 19 % en Seine-Saint-Denis, 16 % dans le Val-d’Oise et 16 % en Seine-et-Marne. Département limitrophe au nord, l’Oise constitue le quatrième territoire de résidence avec 14 % des salariés. Par ailleurs, 24 % des salariés vivent dans l’une des deux intercommunalités d’emprise, Roissy Pays de France et Paris Terres d’Envol.

Des emplois plus stables et mieux rémunérés

Autre spécificité de la plateforme : la stabilité de l’emploi. 87 % des salariés bénéficient d’un contrat à durée indéterminée, contre 72 % en moyenne en Île-de-France.

Les rémunérations y sont également plus élevées. Un salarié sur deux gagne plus de 2 780 euros net par mois en équivalent temps plein, pour un salaire net moyen de 3 480 euros par mois, une moyenne tirée vers le haut par les rémunérations des personnels navigants.

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