Ile de France : +30,5% de surfaces en agriculture biologique en 2018

Pages de ChiffresClés 2019

C’est la tradition : à l’occasion du Salon International de l’Agriculture, l’Observatoire régional de l’Agriculture biologique (ORAB) d’Ile de France publie ses chiffres clés au 31 décembre de l’année écoulée.

En 2018, avec 73 fermes supplémentaires pour près de 4400 hectares, l’agriculture biologique francilienne fait un bond, tant en nombre de fermes qu’en surfaces nouvelles engagées. L’enjeu pour les acteurs de la filière : adapter le marché à ce changement d’échelle.

Fin 2018, l’Ile de France totalise près de 20 000 hectares (ha) en agriculture biologique pour 362 exploitations, soit 3,5% de la Surface Agricole Utile régionale. L’ORAB IdF confirme en effet l’engagement de 73 nouvelles fermes en 2018 pour 4385ha. Cela représente une augmentation de surface de 30,5% qui s’explique notamment par l’arrivée de 43 exploitations en grandes cultures. On notera aussi que les conversions vers l’agriculture biologique représentent 73% de ces nouveaux engagements.

« Après trente ans d'actions en faveur du développement de l'agriculture biologique en Ile de France, nous vivons aujourd'hui une réelle reconnaissance de la crédibilité de notre agriculture pour répondre aux enjeux sociétaux actuels. Que ce soit d'un point de vue économique, environnemental ou social nous sommes performants et durables », analyse Laurent Marbot, Président du GAB Ile de France.

En Ile de France, la demande de produits bio locaux dépasse encore très majoritairement l’offre, en particulier sur le blé, les produits laitiers, les fruits et particulièrement la viande. En 2018, la coopérative bio d’Ile de France a doublé le tonnage de produits bio franciliens commercialisés par rapport à 2017, avec 712 tonnes de légumes, fruits et produits laitiers pour, principalement alimenter les restaurants scolaires de la région.

Pour répondre à la demande des consommateurs franciliens et à l’objectif fixé par la loi EGALIM d’intégrer 20% de bio (majoritairement local, entendons-nous), dans les restaurants collectifs d’ici 2022, « l'aide au développement des filières les plus sinistrées sur notre territoire, l'élevage et l'arboriculture, est essentielle, en synergie avec les céréales et le maraîchage qui ont le vent en poupe » ajoute Laurent Marbot.

L’explosion des surfaces de légumes et céréales bio peut faire craindre des répercussions négatives sur les prix qui doivent rester rémunérateurs pour les producteurs. Le Président du GAB Ile de France estime, optimiste, que « c’est le moment d’élaborer de nouveaux rapports économiques entre la production et la consommation, pour que ce changement d'échelle ne nous fasse pas tomber dans les dérives qui ont amené aujourd'hui l'agriculture conventionnelle dans une dévalorisation dramatique du métier de producteur ».

www.agencebio.org

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