Mobilité : "Une première en Europe» : décollage imminent pour les taxis volants du Grand Paris" (Article Le Parisien)

decollageimminenttaxisvolants
Source : Le Parisien

Pour la première fois en Europe, un taxi volant s'est élevé en conditions réelles, jeudi, à Pontoise (Val-d'Oise). Appareil 100% électrique, Volocity pourrait vite devenir un objet familier dans le ciel francilien.

Lui est bien réel, avec deux cents ans d’avance sur ceux qu’imaginait Luc Besson dans son film de science-fiction, « le Cinquième Élément », à l’horizon du XXIIIe siècle. Ce jeudi matin, Volocity, le taxi volant de Volocopter s’est envolé en douceur dans le ciel sans nuage de l’aérodrome de Pontoise dans le Val-d’Oise. L’appareil a tourné un peu au-dessus des pistes pour simuler une phase d’attente, puis s’est posé quelques minutes plus tard toujours en douceur.

Une opération banale pour un hélicoptère ou un avion. Mais pas pour cet avion électrique expérimental à atterrissage et décollage vertical ou « eVTOL » (electric vertical take-off and landing). « C’est une première en Europe », se réjouit Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe Aéroports de Paris (ADP).

« Il n’avait jamais volé sans coupure du trafic aérien normal. C’est aussi la première fois au monde que toutes les briques sont assemblées : un vol sur un véritable aéroport, doté d’un véritable vertiport pour accueillir les passagers et dans les conditions réelles de trafic aérien. »

Deux ou trois vols par jour, dès les Jeux olympiques de 2024

Cet engin décarboné est capable de se déplacer à 110 km/h et à une altitude de 400 à 500 mètres, grâce à ses 18 hélices et ses 9 batteries. Conçu pour un pilote et un passager pour l’instant, il devrait pouvoir transporter, à terme, jusqu’à quatre passagers d’un site à un autre en Île-de-France, et pourra voler sans pilote. Un Uber du ciel en somme.

Depuis quelques années ADP, la RATP et Volocopter travaillent à développer de véritables lignes de taxis volants en Île-de-France. « Et le vol de ce matin montre que la feuille de route est tenue », poursuit Edward Arkwright. Une pré-commercialisation est prévue pour 2024. Autrement dit, demain. Le groupement devrait vendre quelques tickets de trajets en Volocity autour des Jeux olympiques pour des curieux ou des hommes d’affaires pressés voulant éviter les bouchons franciliens.

Une dizaine d’appareils pourront déjà opérer deux ou trois vols par jour chacun, avec pilote et un seul passager dans un premier temps. Deux ou trois parcours seront proposés : entre l’héliport d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine et l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École dans les Yvelines, ainsi qu’entre Roissy-Le Bourget et, si possible une barge amarrée au quai Austerlitz à Paris. Les discussions sont en cours. Le quartier d’affaire de la Défense, un temps espéré, a pour l’instant été abandonné, trop complexe.

Objectif, un ticket à moins de 60 euros en 2030

« Ces premières courses nous permettront de voir comment ça se passe. Nous sommes des pionniers, nous apprenons en marchant », insiste Jean-Christophe Drai, chef commercial de l’entreprise allemande Volocopter. À l’horizon 2028-2030, l’entreprise espère ensuite pouvoir faire voler son Volocity sans pilote sur davantage de routes. Et pourquoi pas dans un appareil à quatre places sur lequel elle travaille actuellement. De quoi faire baisser le prix du ticket.

Car pour l’instant, ADP avance un titre de transport autour de 110 euros la place. Une somme certes, mais bien moins que les centaines d’euros que coûte un vol en hélicoptère : « Nous serons sans doute plus chers lors du lancement du service en 2024. Mais le tarif cible est de se rapprocher d’une course en moto taxi. Nous ne serons pas réservés qu’à un public de privilégiés » affirme Edward Arkwright.

Volocopter espère même atteindre un ticket à moins de 60 euros en 2030 : « Nous ne voulons pas être accessibles qu’aux plus riches. Notre service sera, à terme, dédié à tout le monde », assure Jean-Christophe Drai, de Volocopter.

Moins de bruit qu’un bus, selon la RATP

Ce vol en conditions réelles maintenant réalisé, la prochaine étape sera d’obtenir la certification de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (Aesa), c’est-à-dire l’autorisation qui permettra de transporter des passagers, d’ici 2024. « C’est la principale brique manquante avant de pouvoir lancer le service », précise ADP.

Il restera aussi – et surtout – à obtenir l’accueil favorable du public. Certes, dans un contexte où l’aéronautique est pointée du doigt pour sa forte empreinte carbone, les eVTOL électriques et leur « zero émission » ont leur carte à jouer. De plus, par rapport à un hélicoptère, le Volocity est bien moins bruyant. La RATP affirme même que le Volocity fait moins de bruit qu’un bus. Mais ses 76 décibels vont s’additionner à la rumeur de la ville.

« Nous essayons déjà d’alerter, explique Dominique Lazarski, présidente de l’Union européenne contre les nuisances aériennes. Si ces appareils prennent la place des hélicoptères, alors ce sera une bonne chose. Ils participeront à réduire le bruit des villes. Mais si c’est pour les multiplier, non. »

Des aéronefs qui pourraient aussi sauver des vies ?

En attendant, la filière s’est trouvée un nouveau débouché : le milieu médical. ADP et la RATP ont également annoncé, ce jeudi matin, travailler avec l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Ils réfléchissent ensemble pour trouver de quelle façon, ces aéronefs légers pourraient dans les cœurs de ville, transporter du matériel biologique, des blessés légers ou des médecins spécialisés, depuis Le Bourget vers la Pitié Salpêtrière ou Henri-Mondor à Créteil dans le Val-de-Marne.

Éventuellement, se poser sur le périphérique ou l’autoroute A1. « Nous sommes tous convaincus que cette nouvelle mobilité aérienne est particulièrement adaptée à cet usage, abonde Edward Arkwright. Et surtout, qu’à l’avenir, l’aviation peut rendre de nouveaux services. »

www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/volocity-decollage-imminent-pour-les-taxis-volants-du-grand-paris-10-11-2022

Partagez cet article sur les réseaux sociaux >>

Accès au CNER Eurada Festival d'Auvers logo made in 95  Conseil Général du Val d'Oise Région Ile de France logo Paris Region   logo Paris CDG Alliance

Lettre d'informations

Abonnez-vous à notre lettre économique mensuelle : des informations pratiques sur le Val d'Oise et ses entreprises.

Abonnement magazines

Pour recevoir gratuitement le magazine économique et/ou les cahiers technologiques. Accéder au formulaire.


Rester connecté au Ceevo :
    

Prochain Apéritif Contact

"PME-PMI : Comment réaliser une étude de marché ?"

Conseil départemental du Val d’Oise - 2 avenue du Parc - Bâtiment F - 3ème étage - CERGY

Contacts

2, avenue du Parc - CS 20201 Cergy
95032 CERGY-PONTOISE cedex France
 This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
 +33 (0) 1 34 25 32 42
  ++33 (0) 1 34 25 32 20

Tous les bureaux du Ceevo