Innovation :"Accessoires de cinéma : cette jeune pousse qui veut authentifier les objets stars grâce aux NFT" (Article Les Echos)

objetsstarsNFT
Source : Les Echos

L'ILE DE FRANCE A LA POINTE DU SEPTIEME ART (2/7). Cet été, Les Echos vous proposent de parcourir la région parisienne à la rencontre des métiers de l'industrie du cinéma. La cape de Batman, la baguette de Harry Potter, la cuisine en Formica de Léon... Ces objets du cinéma devenus cultes sont vendus aux enchères plusieurs milliers d'euros à des collectionneurs. Pour pouvoir les authentifier, la jeune pousse francilienne NFT4ALL souhaite y apposer des puces électroniques, reliées à des NFT.

Adjugé, vendu : 2, 3 millions de dollars. Ce vaisseau spatial miniature s'est envolé à prix d'or en juin dernier, lors d'une vente aux enchères organisée à Los Angeles. Et pour cause, il ne s'agit pas de n'importe quel jouet : l'objet est la maquette d'un X-Wing utilisée en 1976 pour le tournage du film Star Wars Un nouvel espoir. Une pièce quasi unique - la plupart de ces exemplaires ont été cassés sur le plateau - et qui fascinent les passionnés de la saga.

Ont également été mis aux enchères ces dernières années la balle de volleyball nommée Wilson du film Seul au Monde (2000), vendu 187.500 dollars, ou le chapeau Traveller d'Indiana Jones qui est parti pour 300.000 dollars. A l'origine de ces transactions inédites, la maison de vente américaine Prop Store, grand nom des enchères sur les accessoires de tournage. C'est à elle que font confiance plusieurs centaines de collectionneurs d'objets ordinaires devenus singuliers par leur seule présence devant les caméras et qui tombe alors dans ce que les commissaires-priseurs appellent le « mémorabilia » : ils deviennent célèbres grâce à leur identification à un film ou une série.

Greniers de particuliers

Les collections sont la plupart du temps mises sur le marché par des entreprises de locations de décors, qui grâce à leurs registres, assurent la provenance de l'objet. Parfois pourtant, certains refont surface depuis les greniers de particuliers et sont ainsi difficiles à certifier. « Les possibilités de faux sont considérables » explique Alexandre Millon, commissaire-priseur. « Dans le marché de l'art, il y a des comités qui analysent l'oeuvre et vous disent si oui ou non elle est authentique, mais pour ces objets de pop culture, nous ne pouvons compter que sur sa provenance. C'est un vrai défi, une inquisition auprès du propriétaire. »

Place aux NFT

Pour alléger ce travail titanesque et rassurer les acheteurs, une entreprise du Val-d'Oise souhaite se positionner en amont des ventes. Lors de la production d'un objet dédié à un tournage, de son utilisation, ou lorsque celui-ci a pu être authentifié avec certitude, NFT4ALL souhaite proposer au propriétaire d'y apposer une pastille inviolable certifiant son origine. « Ce sont des petites puces toutes fines sur laquelle nous allons pouvoir enregistrer des informations et les lire sur le téléphone grâce à la technologie NFC (Near Fear Communication, technologie d'échanges de données à courte distance entre un lecteur et un terminal, NDLR) » explique Angel Nguyen Van Ho, l'un des cofondateurs de NFT4ALL.

Grâce à cette certification, l'entreprise entend bien permettre aux collectionneurs de se passer d'un tiers de confiance, mais également d'offrir une visibilité inédite à ces produits, grâce à internet. Les puces devraient en effet être accompagnées de la création d'un certificat numérique de propriété : un NFT. « L'objectif est de créer des liens entre les objets physiques et la blockchain pour les mettre sur le marché, en faire la promotion » détaille Frédéric Jonchet, cofondateur.

Soutien ou détracteur des ventes aux enchères

Ce concept, qui pourrait simplifier les démarches d'authentification des commissaires-priseurs, Alexandre Millon le regarde avec prudence : « Et si cette société se trompe, et inscrit un faux ? La blockchain, on ne la rattrapera pas. » Malgré ce risque, le professionnel constate une certaine cohérence entre la mise aux enchères d'objets issus de la pop culture et les NFT. « Nous fabriquons un objet dont la valeur est proportionnelle à la consommation qui en a été faite : plus la notoriété est grande, plus son désir de le posséder et donc sa valeur augmente. »

A l'heure où les ventes aux enchères d'oeuvres d'art voient leur cote de popularité chuter, une communauté en ligne se mettrait ainsi d'accord sur la valeur d'échange de la baguette magique de Harry Potter ou la robe blanche de Marilyn Monroe. « Il semble que le désir du culte remplace le besoin de culture » conclu Alexandre Millon.

5 chiffres clefs du cinéma francilien

Emploi : 150.000 Franciliens, dont 19.000 sur des postes permanents travaillent dans l'industrie du cinéma

Entreprise : 6.133 sociétés du secteur sont en Ile-de-France

Lieu : 50 % des tournages français ont lieu dans la région

Aides publiques : 25 millions d'euros d'aides ont été accordés par la région en 2021 pour le 7e art

Salles : 311 cinémas, soit 1.147 écrans sont comptabilisés sur le territoire

www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/accessoires-de-cinema-cette-jeune-pousse-qui-veut-authentifier-les-objets-stars-grace-aux-nft-1778686

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