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Le Val-d’Oise compte 539 000 actifs en 1999 (y compris les
militaires du contingent), représentant 48,8 % de la population
départementale. Ce taux, plus élevé que le taux national (45,4 %),
est cependant inférieur au taux francilien (50,2 %). 62,1 % de la
population âgée de 15 ans ou plus est active : la part des actifs
varie de 44,4 % (Haute-Isle) à 75,4 % (Villeron). Au sein des
trente-trois communes de plus de 10 000 habitants, la proportion
d’actifs est comprise entre 56,5 % (Enghien-les-Bains) et
68,8 % (Jouy-le-Moutier, dans l‘agglomération de
Cergy-Pontoise).
Le pourcentage d’actifs dans une commune est lié à la
structure par âge des habitants : entre 15 et 24 ans, beaucoup de
jeunes sont encore scolarisés ; entre 25 et 54 ans, près de 9
personnes sur 10 sont actives ; et à partir de 55 ans, les sorties
d’activité sont nombreuses. Une majorité de communes du
Vald’Oise voient leur nombre d’actifs augmenter entre
1990 et 1999.Dans 35 d’entre elles, cependant, situées pour
l’essentiel au nord des Hauts-de-Seine et de la
Seine-Saint-Denis, la population active a diminué depuis 1990,
notamment à Argenteuil, Montmorency, Franconville, Sarcelles,et
surtout à Garges-lès-Gonesse (- 12,1 %). Ce phénomène peut
s’expliquer par l’extension des préretraites chez les
actifs résidents en fin de carrière (désindustrialisation et
reconversion de cette zone), et par l’allongement de la durée
moyenne des études des jeunes résidents.
D’une manière globale, entre 1990 et 1999, la population
active du département a crû moins vite que la population en âge de
travailler ; le taux d’activité des valdoisiens âgés de 15
ans ou plus a ainsi diminué de 1,8 point durant cette
période.
71,4 % des habitants du Val-d’Oise âgés de 15 à 64 ans ont
déclaré exercer une profession ou être à la recherche d’un
emploi en mars 1999. Ce taux d’activité, en dessous du taux
régional, égal à 72,7 %, est nettement supérieur au taux national
(69,0 %). Le taux d’activité des valdoisiens âgés de 15 à 64
ans dimininue d’un demi-point entre 1990 et 1999. Entre 15 et
24 ans, les jeunes sont moins souvent actifs qu’en 1990 (38,1
% en 1990, 29,3 % en 1999), du fait de l’allongement de la
durée des études. Les personnes de 60 à 64 ans sont également moins
actives qu’en 1990 (21,9 % en 1990, 18,3 % en 1999). En
revanche, les 30 à 39 ans, qui représentent 22,8 % de la population
en âge de travailler,sont plus actifs qu’en 1990.
En 1999, le taux d’activité des femmes âgées de 15 à 64 ans
s’élève à 66,6 % en Val-d’Oise. Ce taux, qui a augmenté
de 1,9 point depuis 1990, est en-dessous de la moyenne régionale
(68,2 %),et assez sensiblement supérieur au taux national, qui est
de 63,1 %.
Les communes où le taux d’activité féminine est important
sont, dans une large mesure, celles dans lesquelles le taux
d’activité global est élevé. On peut ainsi recenser dans le
département trois zones où l’activité, et en particulier
l’activité féminine, est relativement forte : une zone au
nord de Sarcelles et de Villiers-le-Bel, une autre autour de
Franconville, et enfin une troisième au nord de
l’agglomération de Cergy-Pontoise. A l’inverse le taux
d’activité féminine est relativement faible à Garges-lès-
Gonesse, Sarcelles, Goussainville, et dans une moindre mesure à
Cergy.
Le rapprochement des taux d’activité par sexe a diminué au
cours de la dernière décennie en raison du ralentissement de la
progression de l’activité féminine. Le taux d’activité
masculine continue de baisser, notamment du fait de
l’allongement de la durée des études et du nombre de
préretraites.
64 600 habitants du Val-d’Oise se sont déclarés au chômage au
recensement de 1999. 12,0 % de la population active est au chômage,
c’est la proportion la plus élevée des départements de la
grande couronne, plus faible cependant que le taux de chômage
national évalué à partir du recensement de 1999 (12,8 %). Ce taux
est supérieur au taux de chômage au sens du Bureau International du
Travail, car celui-ci repose sur une définition plus restrictive.
La majorité des chômeurs recensés résident dans la partie sudest du
département.
Au recensement de 1999, le taux de chômage est particulièrement
élevé dans 5 communes
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parmi les plus peuplées du département : Argenteuil (16,0
%),Goussainville (18,3 %), Villiers-le-Bel (19,0 %), Sarcelles
(20,9 %) et surtout Garges-lès-gonesse (24,5 %). Argenteuil,
Sarcelles et Garges-lès- Gonesse comptent 16 700 chômeurs à elles
trois, soit plus du quart du total départemental. Le taux de
chômage est relativement élevé dans les communes qui comptent un
nombre important d’actifs. Avec 11,0 % de chômeurs,
l’agglomération de Cergy-Pontoise a, certes, un taux de
chômage supérieur à celui de l’ensemble des agglomérations
issues des villes nouvelles franciliennes (10,3 %) ; mais, les
chômeurs sont proportionnellement moins nombreux dans
l’agglomération de Cergy-Pontoise que dans l’ensemble
du Val-d’Oise ; ce n’est pas le cas des agglomérations
d’Evry et de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui ont un taux de
chômage plus important que celui de leur département.
Dans le Val-d’Oise, comme dans les autres départements de la
grande couronne, les femmes sont davantage touchées par le chômage
que les hommes (12,4 % de la population active contre 11,6 %).
Cette inégalité est toutefois moindre qu’au niveau national.
La part des femmes parmi les chômeurs est surtout importante à
l’ouest du département, dans les communes de moins de 1 000
habitants. Elle est en revanche relativement faible dans les
communes urbaines du sud-est, qui connaissent un fort taux de
chômage.
Le taux d’emploi sur place, défini comme le rapport entre le
nombre d’emplois offerts dans une commune et le nombre des
résidants de cette commune ayant un emploi, présente de fortes
variations dans le Val-d’Oise. Il est extrêmement élevé à
Roissy-en-France, en raison de la présence de l’aéroport
Charles De Gaulle, alors qu’il est souvent très faible dans
toute la partie nord du département et à l’ouest, à la limite
des Yvelines. Derrière Roissy-en- France, le taux d’emploi
sur place est relativement élevé dans l’agglomération de
Cergy-Pontoise (il est égal à 133 % à Cergy et à 113 % à Pontoise),
alors qu’il est inférieur à 80 % dans la plupart des communes
du sud-est, notamment à Argenteuil, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse
et Montmorency. La majorité des résidants du Vald’Oise ayant
un emploi travaille en dehors du territoire départemental. Le
Val-d’Oise est le seul département de la grande couronne dans
ce cas. Il est également le département francilien où la proportion
d’actifs travaillant à l’extérieur de leur commune de
résidence est la plus forte : plus de quatre actifs occupés sur
cinq. Roissy-en-France est ainsi la seule commune du département
dont la majorité des actifs occupés travaille sur place. A
Roissy-en-France, et dans une moindre proportion dans
l’agglomération de Cergy-Pontoise et dans les communes
avoisinantes telles Boissyl’Aillerie, Génicourt et Ennery, la
majorité des emplois offerts sont détenus par des actifs non
résidants.
En 1999, le Val-d’Oise offre 374 000 emplois, soit 36 500
emplois supplémentaires par rapport à 1990. Le taux de croissance
de l’emploi (10,8 %) est le plus fort des départements
franciliens, derrière la Seine-et-Marne (11,2 %).
Le dynamisme de Roissy-en-France, commune dans laquelle 30 400
emplois ont été créés entre 1990 et 1999,explique la plus grande
partie de la progression de l’emploi du département. Dans une
moindre mesure, l’agglomération de Cergy-Pontoise gagne 7 900
emplois (+10,5 %), alors que la plupart des communes du sud-est
perdent des emplois, notamment Argenteuil (- 4 100 emplois, soit -
12,0 %). En 1999, outre Roissy-en-France qui affiche 63 200
emplois, 6 communes offrent entre 11 600 et 31 300 emplois :
Gonesse, Pontoise, Sarcelles, Saint- Ouen-l’Aumône,
Argenteuil, et Cergy.
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