"Sans l'Objectif 2 du FEDER, notre projet de développement en Val d'Oise aurait été moins important"
Avec 80% du marché national des feuilles de brick, Sofrabrick,
un groupe de 48 salariés installé à Gonesse, pourrait dormir sur
ses deux oreilles. C’est compter sans le dynamisme, et la
force de caractère de Mylène Castro, créatrice de l’affaire
en 1984, avec Marc, son mari. Lorsque ce dernier décède en 1994, le
marché est en pleine expansion : la RHF (restauration hors foyer)
qui cherche à se renouveler, est en train d’intégrer les
bricks dans ses produits.
Ce n’est qu’un début, car cette feuille de farine de
blé née en Afrique du Nord, et très utilisée dans la cuisine
tunisienne, fera son entrée deux ans plus tard dans la grande
distribution française (hyper et supermarchés), avec succès. Du
coup, le marché s’envole. Aujourd’hui 2000 tonnes de
feuilles de brick sont fabriquées en France dont plus de 1600
tonnes dans les ateliers de Sofrabrick.
L’idée de génie du jeune couple a été d’industrialiser
la fabrication du produit jusqu’alors façonné manuellement.
Quinze ans après la création de l’entreprise, Hubert Boujdid
-qui a rejoint l’affaire comme directeur commercial en 1994-
est chargé de conduire une étape capitale : le déménagement du
siège social –toujours à Gonesse, dans le Val d’Oise-
et la mise en place d’un nouveau process qui va permettre
d’automatiser complètement la fabrication des feuilles de
bricks. Une première mondiale. Ce bond technologique va doubler la
capacité de production de l’entreprise qui met
aujourd’hui sur le marché 12 millions de paquets par an.
C’est dire si l’intégration d’une partie du
territoire de Gonesse dans l’Objectif 2 du FEDER arrive au
bon moment ! « Nous avons mis trois mois pour monter le dossier
avec trois objectifs : modernisation de l’outil de
production, développement de nouveaux produits, développement de
l’entreprise et de sa compétitivité, explique Hubert Boujdid.
Il est évident que sans les aides du FEDER nous aurions dû renoncer
à une partie du projet, car notre budget aurait été de 30%
inférieur. Nous aurions construit une usine plus petite et nous
n’aurions pas pu réaliser tous les aménagements intérieurs
nécessaires à la mise en place de l’automatisation de la
production. Nous aurions dû le faire sur 5 ou 6 ans, alors
qu’ainsi nous allons pouvoir conserver, et même doper notre
avance sur la concurrence ».
Un résultat qui vaut le temps passé. Et surtout, le directeur
commercial estime avoir été efficacement accompagné par les
partenaires locaux, notamment par la municipalité de Gonesse, mais
aussi par les représentants de la Préfecture du Val d’Oise et
ceux d’une entreprise spécialisée en R&D.
Dans le même temps, malgré un développement régulier (10 à 15% par
an), les dirigeants ont flairé, en 2000, le danger de rester
confinés dans la fabrication d’un seul produit. Mylène Castro
a donc racheté une unité de pâte filo (une pâte feuille à feuille)
qui va lui permettre d’offrir une gamme complète à la grande
distribution.
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C’est la seconde croissance externe de Sofrabrick qui avait déjà acquis, en 1989, une petite unité de brick à Deuil-la-Barre. Les trois sites de production vont être rassemblés dans la nouvelle usine de Gonesse, sur le parc d’activité économique de la Grande Vallée, un site prestigieux à deux pas du golf et la direction s’attend à un développement important, de l’ordre de 20 à 25% de chiffre d’affaires de plus par an.
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