"Nous comptons sur les financements issus de ce dispositif pour soutenir nos nouveaux projets d'investissement en Val d'Oise"
D’abord sous-traitante dans les métiers de la mécanique
générale, SECM-GT est devenu leader dans une niche très recherchée,
notamment par les constructeurs et équipementiers de
l’automobile : le cintrage des pièces métalliques, et des
pièces intégrant à la fois des métaux et des caoutchoucs ou des
plastiques. Non seulement l’entreprise -installée à
Sarcelles- sait produire, mais surtout, elle met les machines au
point et les fabrique. A l’origine de cette évolution,
Gilbert Tchivitdji. Il a repris en 1961 cette affaire familiale
créée en 1953. Après un dépôt de bilan, l’affaire est
relancée, se dote d’un nouveau créneau, l’hydraulique
et devient le spécialiste des prototypes et des freins avec à la
clé les marchés dans l’automobile, et des travaux publics.
Mais, explique Gilbert Tchivitdji, « je sentais que la
sous-traitance nous rendait vulnérables ».
Afin de sauvegarder les emplois dans l’entreprise, il décide
d’apporter une valeur ajoutée en créant, en 1985, un bureau
d’étude chargé de travailler sur les robots manipulateurs. «
Nous avons très vite vu que les robots n’étaient pas chers,
mais qu’en revanche, leur intégration dans les machines
coûtait très cher et n’était pas vendable car ce
n’était « que » de la matière grise. Nous avons donc fait le
point des savoir-faire de l’entreprise et nous sommes
découverts une excellence dans le domaine du cintrage des profilés
complexes. Nous nous sommes lancés à fond dans cette voie. Du coup
l’entreprise a trouvé sa mission et attaque la production des
machines à cintrer pour profilés complexes (en acier, inox, alu).
Une niche, mais sur laquelle il n’y a pratiquement personne.
En 1986-87, nouvelle avancée technologique avec la mise au point de
machines adaptées aux nouveaux joints d’étanchéité nés de la
coextrusion de caoutchouc ou de plastique. Le ton est donné. Très
vite SECM-GT devient leader en France puis s’impose en
Europe. Depuis 1995 elle est capable de proposer une ligne complète
de produits. C’est ce qui a séduit les Canadiens. Au point
que SECM-GT a ouvert en janvier 2000 une filiale de droit
nord-américain à Magog, au Québec (Canada). Depuis nous travaillons
avec l’ensemble du continent américain et principalement les
U.S.A.
Après avoir exploité les résultats de ses recherches,
l’entreprise a lancé, en 1997, une seconde phase
d’études et conçoit désormais des machines très automatisées
produisant des pièces à des prix de revient défiant toute
concurrence. Une manne pour les équipementiers de
l’automobile qui doivent tirer leurs prix au maximum. De
plus, peu gourmandes, les nouvelles machines permettent
d’économiser 10% de matière première et produisent peu de
déchets. Lancées en 2000, elles connaissent un succès phénoménal.
Ce n’est donc pas en vain qu’entre 1997 et 2000,
l’entreprise a consacré 14MF à la R et D (pour un CA annuel
de 90MF).
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Pour poursuivre la croissance, et investir dans des machines de dernière génération pour l’usinage des moules, Gilbert Tchivitdji a donc décidé de constituer un dossier « Objectif 2 » pour obtenir les moyens nécessaires à ce nouveau stade de développement.
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