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Epilog 

Spécialiste des marques et brevets

Sylvie Ruszniewski avait rendez-vous avec la chance en 1987, après une première vie dans les gros systèmes informatiques. “ A l’époque, la micro n’existait quasiment pas ” se souvient-elle. Première étape : dès son apparition, elle se prend de passion pour la micro informatique, car “ elle est au cœur de l’activité des PME ”. Un passage, en 1985, comme responsable du développement, dans une SSII scellera son destin. “ Des clients m’ont incitée à terminer leur logiciel après le dépôt de bilan de l’entreprise ” explique-t-elle aujourd’hui. La voici donc contrainte de créer sa petite entreprise, en nom propre, à son domicile. Parisienne et mère d’un petit garçon, elle a choisi Cergy-Pontoise pour que son fils puisse à la fois profiter des avantages de la ville et de la campagne. De fil en aiguille, de rencontres en commandes, elle se rapproche d’un distributeur de Pontoise qui avait un projet avec l’Evêchéet engage son premier salarié pour répondre à ce marché. Après ? Elle ne sait pas très bien : quelques années difficiles, et l’éclaircie. Mais “ le nez sur le guidon ” elle ne s’est pas immédiatement rendu compte qu’elle “décollait ”. “ Je suis développeur, cela veut dire que j’écris des programmes. En fait, en 1987, un ami m’a demandé de lui faire son logiciel. Une fois terminé, j’ai réalisé qu’il pouvait très bien être commercialisé. Le bouche à oreille fonctionne. Elle se rôde. Avec le passage en l’an 2000, elle apparaît comme une spécialiste des cabinets de conseil en marques et brevets ainsi que de leurs clients (industrie et recherche). Elle y ajoute quelques autres compétences (justice, presse) “ La vente des logiciels a démarré d’un coup, mais j’étais tellement occupée, que je ne l’ai pas senti ”. Pourtant, elle décroche la clientèle de Novamark, le plus gros cabinet français de marques, puis Peugeot, France Télécoms etc. “ Aujourd’hui, je réécris les logiciels de brevets et je vais attaquer ceux des marques (en plusieurs langues), pour les rendre utilisables sur Internet ” annonce-t-elle.
Un travail de Titan (24 mois de travail/homme pour les marques) qui ne laisse guère sa petite équipe (5 personnes en tout) souffler.

 

 


Mais devant le succès, Sylvie Ruszniewski s’est dit qu’il était temps “ d’aller voir ailleurs ”. La voici donc, en mai dernier à San Francisco, à l’International Trade Mark Association (INTA) qui a lieu tous les ans aux USA (premier déposant mondial de marques) où elle recherche un distributeur. Elle revient avec plus de 80 contactsqu’elle n’a pas encore eu le temps d’exploiter complètement. Elle se rend en octobre au Japon où elle vient de trouver un consultant informatique prêt à la relayer sur place. Son logiciel va être traduit dans la langue nippone. Il lui reste à préparer activement le développement de l’entreprise qui pourrait vite devenir exponentiel, compte tenu des évolutions internationales dans sa spécialité !


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