" Nous bénéficions en Val d'Oise d'une situation idéale : à proxomité de l'aéroport Roissy CDG, où arrivent nos matières premières, et près des Hauts-de-Seine, où se situe notre maison-mère "
Ses clients sont les laboratoires d’analyses bio-médicale
privés et publics. En effet, pour réaliser leurs analyses, les
laboratoires ont besoin de réactifs (des produits chimiques ou
d’origine biologique) et d’opérateurs qui fassent les
mesures. Le métier de Diagnostica Stago, c’est justement la
recherche, le développement, la fabrication, et la vente des
réactifs chimiques et des automates nécessaires à leur utilisation.
Spécialisée dans l’étude des anomalies du sang (thrombose et
hémostase) qui constituent en moyenne 5 % de l’activité
diagnostic des laboratoires d’analyses, l’entreprise
emploie aujourd’hui plus de 800 salariés, dont 250 chimistes,
biologistes ou biochimistes. Elle est devenue leader mondial de son
secteur, devant des groupes multinationaux germano-américains.
"Nous sommes une des rares sociétés spécialisées dans ce domaine,
les autres sont plutôt pluridisciplinaires", explique Jean-Luc
Martinoli, Président du Directoire et Directeur Technique de la
société. "Grâce à cette spécialisation, nous vendons aussi un
service, un conseil. C’est notre force par rapport à la
concurrence", poursuit-il.
C’est une source d’eau minérale qui a conduit, à la fin
des années soixante-dix, le Laboratoire Stago (fabricant de
médicaments) dans le Val d’Oise, à Franconville ! Il fallait
en effet beaucoup d’eau pour diluer le produit phare
"maison", la solution Stago, et l’entreprise d’Asnières
(où se trouve toujours le siège social de Diagnostica Stago) avait
choisi, de s’installer à proximité de la source Arline (son
nom de l’époque).
En 1962, le laboratoire se diversifie dans le diagnostic médical,
domaine sur lequel il appuie aujourd’hui ses performances,
après avoir vendu, en 1983, l’activité liée à la
pharmacie.
Désormais, outre le siège social d’Asnières, dans les
Hauts-de-Seine (200 salariés), la société compte deux sites dans le
Val d’Oise : Franconville (110 salariés) où se trouvent la
direction technique, le contrôle et l’assurance qualité, les
affaires réglementaires et les expéditions; et la nouvelle unité de
production de Taverny (120 salariés). Par ailleurs, deux filiales
du groupe (Serbio et Junior Instruments) sont situées à proximité,
à Genevilliers (92). Depuis 1986, Diagnostica Stago est également
présente aux Etats-Unis, avec sa filiale Diagnostica Stago Inc, qui
emploie 150 personnes dans le New-Jersey. Ailleurs dans le monde,
les produits du laboratoire sont distribués par des multinationales
du secteur.
Au total, l’export représente 70 % de la production. "Mais
nous sommes loin d’être au maximum de nos possibilités,
souligne Jean-Luc Martinoli. Il reste des parts de marché
importantes à conquérir dans plusieurs pays. Par ailleurs, un tiers
seulement des thromboses sont, actuellement, expliquées. Au fur et
à mesure de l’avancée de la recherche médicale, nous
progressons dans notre métier".
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Seule difficulté pour Diagnostica Stago : le recrutement. "Même en production et en contrôle qualité (bac + 2), nous avons parfois du mal à recruter de nouveaux salariés. Pourtant, nos salaires sont plutôt plus élevés qu’ailleurs" estime le dirigeant. Pour autant, le choix du Val d’Oise s’avère un bon choix. La preuve, c’est encore le département qui a été retenu lorsqu’il s’est agi de déplacer la production en 1999 : l’usine a été déménagée de Franconville, dont le site était devenu trop étroit, à Taverny. "Nous sommes à la fois près d’Asnières, de Paris et de Roissy-Charles-de-Gaulle. C’est important pour nous, qui exportons une large partie de notre production et qui importons nos matières premières par avion", conclut Jean-Luc Martinoli.
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