L'agence de voyage du futur à suivi la révolution sociologique des client
Créé à la fin des années 80 pour l’affrètement de bateaux
de croisière, Degriftour est l’exemple même de
l’entreprise qui "sent le vent" et s’adapte. Une
capacité qui lui a valu de devenir l’entreprise pionnière du
secteur du commerce électronique de voyage.
Premier mauvais coup : la guerre du Golfe ! L’activité
croisière est divisée par dix. Francis Reversé, le créateur de
Dégriftour, voit son marché s’effondrer. Mais dans le même
temps, il analyse les besoins des professionnels du tourisme pour
écouler des voyages qui ne trouvent plus preneurs. En avril 1991,
il se lance donc dans le "destockage" de ces offres, via le
Minitel. Les comportements changent : ce n’est plus la
demande qui crée l’offre, mais l’offre qui crée la
demande. "Francis Reversé vendait du produit frais, il lui fallait
un outil très dynamique et à capacité très large de diffusion,
capable de compenser la puissance d’un réseau d’une
centaine de boutiques : ce fut le Minitel" explique Pierre Alzon,
le jeune Directeur Général de l’entreprise (260 salariés à
Cergy). L’idée est nouvelle, et le produit séduit les médias
qui relaient volontiers l’information. En peu de temps,
l’entreprise devient la référence de la vente de voyages en
ligne.
Deux ans plus tard, elle élargit son offre aux tours opérators et
propose aussi des voyages "négociés". Dès 1994, l’équipe
dirigeante s’intéresse au multimédia. "Notre slogan nous
annonce comme l’agence de voyage du futur. Nos clients sont
plutôt jeunes, plutôt aisés, et très amateurs de technologies"
rappelle Pierre Alzon.
Degriftour sera donc la première entreprise en France à se lancer
dans le commerce en ligne, à partir du site Internet qu’elle
a créé dès février 1996. Aujourd’hui, alors qu’elle
vient de rejoindre lastminute.com, leader européen des services de
dernière minute, l’entreprise assure 80% de ses ventes via
internet. "Ce réseau est un long apprentissage et demande des
investissements considérables, mais sans lui, l’entreprise
n’aurait pas pu se développer" souligne le Directeur
Général.
|
Grâce à ses facultés d’anticipation, Dégriftour a toujours été "très en amont des infrastructures". Mais l’équipement du Val d’Oise en matière de réseaux à haut débit devrait lui permettre de baisser encore ses coûts d’exploitation et de faciliter l’amortissement des investissements de recherche, notamment technologiques.
|
Accès Direct
Recherchez une information