Podcast Ceevo95
Agrandir la police de caractère Réduire la police de caractère

Biosepra 

Un des leaders des supports de chromatographie

Une zone industrielle haut de gamme nichée dans les arbres, à deux pas de l’université scientifique de Cergy-Pontoise... C’est ici que Thérèse Bourdy, Directeur Général de BioSepra depuis 1995, a choisi d’installer l’entreprise, en octobre 1999, dans un bâtiment sobre, mais esthétique et fonctionnel. Avec 40 millions de francs de chiffre d’affaires (dont les deux tiers à l’export), et une quarantaine de salariés cette ancienne filiale de Rhône Poulenc spécialisée dans la chromatographie (purification industrielle de molécules de médicaments), a rejoint en mai 1999 le groupe américain Life Technologies, après une parenthèse de huit années (de 1991 à mai 1999) au sein de Sepracor (Etats-Unis). Un ballottage un peu perturbant, mais qui s’explique par la spécialisation du marché. En fait, au fil de leur propre développement, les géants sont appelés à se recentrer sur la pharmacie et se séparent de leurs activités annexes. Or BioSepra se trouve juste à la frontière de ce métier, elle faisait donc partie des branches que l’on coupe !
« J’espère que cette fois-ci notre maison mère nous gardera » dit Thérèse Bourdy en tentant d’expliquer de façon très pédagogique une activité complexe. « Nos clients (l’industrie pharmaceutique, biotechnologique ou agroalimentaire) fabriquent des sortes de soupes, et leur but c’est d’obtenir une molécule pure. Pour cela ils utilisent des outils de purification, que l’on appelle supports de chromatographie. Ce sont des petites billes qui retiennent la molécule intéressante qui deviendra, à terme, un médicament. Nous fabriquons ces petites billes ».
Aujourd’hui, l’entreprise possède les plus grosses colonnes purificatrices du monde. Elles sont capables de fournir 3000 litres de supports de chromatographie.
L’installation à Cergy-Pontoise est forte de symboles pour BioSepra qui était, depuis 1986,hébergée dans les locaux de Rhône Poulenc, à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Ce site, dédié à la chimie, n’offrait que peu de cohérence avec l’activité de l’entreprise. Difficile, dans ces conditions, de se créer une véritable image.
La page a donc été définitivement tournée avec la construction de l’usine dans la Val d’Oise. 4000 m2 (25 millions de francs d’investissement) ultra modernes qui devraient permettre à la filiale française de Life Technologies de conforter sa place parmi les cinq premiers mondiaux de sa spécialité. « Ce qui était important pour moi, compte tenu du haut niveau technique de notre activité, c’était de garder les connaissances et les compétences » explique la dirigeante. « Nos salariés ont un âge moyen relativement élevé et sont attachés. Un tiers habite Paris, un tiers dans les Hauts-de-Seine, et un tiers dans le Val d’Oise. Malgré tout, j’étais tentée par Sophia Antipolis à côté de Nice, ou par Montpellier. Mais nous avions également besoin d’un véritable aéroport international. Compte tenu de toutes ces exigences, j’ai choisi le Val d’Oise, près de Paris, avec des axes routiers efficaces et la présence de l’aéroport de Roissy. Ensuite, je voulais une zone d’activité « clean », pas une ancienne friche industrielle. C’est ainsi que nous sommes venus à Cergy-Pontoise.

 

 


Le choix étant opéré, Thérèse Bourdy va pouvoir relever les défis technologiques de l’avenir : la mise au point de supports de chromatographie capables de purifier des anticorps monoclonaux, c’est-à-dire les médicaments du traitment du cancer.

Et l’entreprise est également chef de file d’un projet européen Euréka (40 millions de francs de budget), touchant à l’ADN et au génie génétique.


Accès Direct