Podcast Ceevo95
Agrandir la police de caractère Réduire la police de caractère

Arès 

Le laser dans tous ses états

Passée très près de la catastrophe puisqu’elle avait déposé son bilan en 1994, Arès a su tirer les enseignements de cette mésaventure. Relancée en 1995, elle est aujourd’hui l’une des plus importantes PME françaises à oeuvrer dans la découpe et l’usinage (soudure, traitement de surface, marquage) par laser. Implantée à Cergy-Pontoise, ce n’est pas un hasard si cette affaire familiale, créée en 1985 par Guy Mathieu, a choisi le nom du dieu grec de la guerre : elle est condamnée à l’innovation perpétuelle pour vaincre la concurrence ... de ses propres clients qui s’équipent en matériel et tentent même de recruter ses salariés ! « Nous devons sans cesse réinvestir dans des applications nouvelles pour garder de l’avance » explique son PDG. Le pari est stimulant : Arès connaît une croissance régulière de son chiffre d’affaires (31MF en 2000 pour 53 salariés) de l’ordre de 15 % par an. En 1999, l’entreprise a même réalisé une opération de croissance externe en reprenant un concurrent en difficulté. On est loin des années noires du milieu des années 90 où, trop inféodée à un petit nombre de clients, Arès avait investi –à la demande de l’un d’eux - 10 MF dans une machine, un bâtiment et du personnel...pour un marché qu’elle n’a jamais eu ! Au redémarrage, le premier souci de Guy Mathieu a été de diversifier ses secteurs d’intervention. Le médical, la communication par l’objet, la PLV (publicité sur le lieu de vente), la mode et l’orfèvrerie bénéficient aujourd’hui du savoir-faire de l’entreprise, au même titre que l’aéronautique, l’automobile, l’aérospatiale ou l’électronique. Car Arès est aussi bien capable de découper d’épaisses plaques d’acier, ou de rabouter des tôles d’épaisseur différente, que de dessiner de fines arabesques dans un bijou de quelques millimètres. Désormais 8 % du chiffre d’affaires est consacré à la recherche appliquée sur le laser. « Le laser, je l’utilise comme une boîte noire : ce qui m’intéresse c’est son interaction avec la matière » s’enthousiasme le PDG.

 

 


Encore unique actionnaire de l’entreprise dans laquelle il réinvestit tous les bénéfices, il envisage d’ouvrir son capital pour faire face aux investissements induits par la diversification. Mais pas question de quitter le Val d’Oise ou même de déménager de Saint-Ouen L’Aumône ! « Je suis propriétaire des murs. Nous sommes déjà à l’étroit, et j’envisage de racheter le bâtiment contigu. Je ne souhaite surtout pas partir, car ici nous bénéficions des avantages d’une localisation idéale » assure-t-il.


Accès Direct