En septembre 2004, le
Gouvernement a lancé une nouvelle
politique industrielle. Son objectif vise à
soutenir la compétitivité de l’industrie
française en favorisant le déploiement
sur le territoire français de pôles de
compétitivité.
Un pôle de compétitivité se définit comme la
combinaison, sur un territoire
donné, d’entreprises, de centres de
formation et de recherche engagés dans
une démarche partenariale destinée à dégager des
synergies autour de projets
communs au caractère innovant, et
disposant de la masse critique nécessaire pour une
visibilité internationale.
Un pôle de compétitivité est, sur un
territoire donné :
- l’association d’entreprises, de centres de
recherche et d’organismes de formation,
- engagés dans une démarche partenariale
(stratégie commune de développement),
- destinée à dégager des synergies autour de projets
innovants conduits en commun en direction d’un (ou
de) marchés donnés.
Cette stratégie vise à susciter puis soutenir les initiatives
émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un
territoire.
Les clés du succès d’un pôle :
- la mise en œuvre d’une stratégie
commune de développement économique cohérente avec la
stratégie globale du territoire,
- des partenariats approfondis entre acteurs
autour de projets,
- la concentration sur des technologies destinées à des
marchés à haut potentiel de croissance,
- une masse critique suffisante pour acquérir et développer une
visibilité internationale.
C’est sur la base de ces orientations que le Gouvernement a
lancé en octobre 2004 un appel à
projet pour la constitution des « pôles de
compétitivité ».
Une enveloppe
financière annoncée pour l’intervention de
l’État
L’enveloppe accordée par
l’État pour soutenir les pôles de
compétitivité est de 1,5 milliards
d’euros sur la période 2009-2011.
Les modalités retenues pour soutenir le
déploiement des pôles sont les suivantes :
- l’État propose de financer les
projets de Recherche menés au sein des
pôles : par l’intervention des
ministères qui mettent en commun leurs
ressources et créent le Fond de
Compétitivité des Entreprises (FCE).
D’autres structures
participent au financement de projets R&D
collaboratifs : l’ANR (Agence
Nationale de la Recherche), OSEO
Innovation, ou la Caisse des Dépôts et CDC
Entreprises,
- les entreprises situées au sein du
périmètre des pôles et participant à un
projet de R&D peuvent bénéficier
d’exonérations de charges fiscales.
Des interventions complémentaires possibles pour les
collectivités territoriales
Les collectivités locales peuvent intervenir dans
le prolongement du soutien de
l’État, par des exonérations partielles de
taxes locales (taxe professionnelle ou taxe foncière) ou
des subventions aux projets de Recherche
et Développement qui concernent leur territoire.
La première phase (2006-2008) de la politique des pôles de compétitivité
En juillet 2005, le
Gouvernement avait rendu officielle la liste des
66 premiers pôles de compétitivité sélectionnés
sur le territoire national. Parmi ces 66 pôles, une
typologie a été présentée : 9
d’entre eux étaient considérés comme «
mondiaux » ; 7 d’entre eux
étaient « à vocation mondiale » ; le
reste des pôles étaient « nationaux
».
Le 5 juillet 2007, le Comité interministériel
d’aménagement et de compétitivité convoqué par le Premier
ministre a décidé de labelliser cinq nouveaux pôles de
compétitivité : Finance Innovation (pôle mondial),
Agrimip Innovation, ASTech,
Elastopole et Pegase portant le
nombre de pôles à 71 sur le territoire national.
En juin 2008, les cabinets « Boston Consulting Group » et « CM
International » chargés par le gouvernement de réaliser
l’évaluation des pôles de compétitivité confirment la
réussite de la première phase de cette politique. Ils pointent
néanmoins 13 pôles qui n’ont pas atteint les objectifs fixés
en 2005 et leur conseillent une restructuration. Le Président de la
République, Nicolas Sarkozy, annonce alors la poursuite de la
politique des pôles de compétitivité pour 3 ans supplémentaires. Il
souhaite cependant laisser un an de délais aux 13 pôles pointés du
doigt par le rapport d’évaluation.
La seconde phase (2009-2012) de la politique des pôles de
compétitivité ("Pôle 2.0")
Le Comité interministériel d’aménagement et de
développement du territoire (CIADT) du 11 Mai 2010 a labellisé 6
nouveaux pôles de compétitivité autour des domaines relatifs aux
éco-activités. Dans le même temps, le renouvellement du label «
pole de compétitivité » a été étudié pour les 13 pôles qui ne
répondaient pas aux exigences fixées par l’État à
l’issue de l’évaluation BCG-CMI de 2008. Seuls 7 de ces
pôles ont vu leur label renouvelé. Les 6 autres seront suivis par
les services de l’État en vue d’une reconversion de
leur statut. C’est dans ce cadre que le pôle de compétitivité
MOV’EO pourrait intégrer une partie des activités du pôle MTA
d’ici la fin de l’année 2010. Le nombre de pôles
labellisés en France reste donc inchangé à 71.
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