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Le Val-d’Oise compte 185 communes et 1 105
224 habitants au recensement de 1999 soit 10,1 % de la population
régionale. 83 % de la population départementale réside dans
l’agglomération parisienne qui englobe les communes les plus
peuplées du département. Le Val-d’Oise comprend treize autres
unités urbaines, la plus grande d’entre elles, celle de
Goussainville,comptant 31 100 habitants. La commune la plus peuplée
du département est Argenteuil, dont la population approche 94 000
habitants. A l’opposé, Charmont ne compte que 32 habitants et
fait partie des 96 communes rurales du département. Le
Val-d’Oise est caractérisé par un nombre important de
communes peu peuplées et par un nombre réduit de communes très
peuplées parmi lesquelles seules Argenteuil, Sarcelles et Cergy
dépassent 50 000 habitants. Les communes les plus peuplées sont
situées dans le sud, à proximité de Paris. Dans le reste du
département, les communes situées à l’ouest sont, en moyenne,
d’un plus faible poids démographique que celles situées à
l’est. Ainsi à l’ouest de Cergy, la population
communale la plus élevée est celle de Courdimanche, avec 5 900
habitants.
La communauté de communes Roissy Porte de France est la plus
peuplée (44 000 habitants) parmi ce type de structures
intercommunales, tandis que la moins peuplée est celle de la Vallée
de Sausseron (8 000 habitants). L’agglomération de Cergy-
Pontoise, et les communautés d’agglomération de la vallée de
Montmorency et du Val-de-France ont un poids démographique plus
important.Leurs populations respectives sont en effet de 179 000,
136 000 et 67 000 habitants. Les communes rurales,
c’est-à-dire celles qui n’appartiennent pas à une unité
urbaine, représentent 4,6 % de la population du Val-d’Oise,
ce qui représente 51 000 habitants.
La densité moyenne de population du Val-d’Oise est de 888
habitants au km2. Cette densité est supérieure à celle des trois
autres départements de la grande couronne, mais reste très éloignée
de celle de la petite couronne (6 148) et de Paris (20 238). La
commune la moins dense du Val-d’Oise est aussi la moins
peuplée : Charmont, avec 8 habitants au km2. La commune qui occupe
une position médiane au regard de la densité de population est
Asnièressur-Oise, qui compte 176 habitants au km2 : en effet, 92
communes valdoisiennes ont une densité inférieure à 176 habitants
au km2, et 92 communes, une densité supérieure à 176. Ainsi, un
nombre important de communes du département ont une faible densité.
Au contraire, les communes densément peuplées sont relativement peu
nombreuses : onze communes ont une densité supérieure à 5 000
habitants au km2. La carte de la densité de population du
Val-d’Oise se superpose presque à celle de la population. La
partie sud du département est ainsi particulièrement dense, avec
des valeurs dépassant 4 000 habitants au km2 ; les trois communes
les plus denses (plus de 6 800 habitants au km2) y sont situées :
Saint-Gratien, Garges-lès-Gonesse, et Sarcelles. La partie ouest du
département est la moins dense. La densité de population diminue au
fur et à mesure que l’on s’éloigne de Paris, selon un
axe tangentiel nord-ouest.
Sur les cent quatre-vingt-cinq communes du Val-d’Oise,
trente-sept ont perdu des habitants entre 1990 et 1999; trois
d’entre elles enregistrent une perte supérieure à 1 000
habitants : Gargeslès- Gonesse, Eragny-sur-Oise - pourtant située
au sein de l’agglomération de Cergy-Pontoise - et Persan.Pour
trois autres communes, la population a stagné.
Toutes les autres ont gagné des habitants. Ce
gain est parfois important. Ainsi, trois communes bénéficient
d’un gain supérieur à 4 000 habitants : Cergy,Courdimanche et
Vauréal, qui font partie toutes les trois de l’agglomération
de Cergy-Pontoise.
D’une manière générale, cette dernière est
un pôle de croissance démographique.
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Pour l’ensemble du département, le gain
moyen par commune est de 302 habitants entre 1990 et 1999. Par
suite, peu d’entre elles ont bénéficié d’un gain
important de personnes résidantes ; ces communes sont surtout
situées dans le Sud du Val-d’Oise.
Entre 1968 et 1999, la population du département
a augmenté, en moyenne annuelle, de 1,5 %; durant cette période les
évolutions de la population totale du département ont été
relativement proches de celles de la région. Seules, treize
communes ont vu leur population diminuer entre 1968 et 1999 ; en
revanche, les croissances sont plus fortes : huit communes
affichent un taux de croissance démographique supérieur à 5 %; cinq
d’entre elles sont situées sur le territoire de
l’agglomération de Cergy-Pontoise, Vauréal détenant le taux
de croissance de la population le plus élevé du département depuis
1968 (11,2 %). Les communes dont la population a fortement augmenté
sont situées dans l’est du département et dans
l’agglomération de Cergy-Pontoise.
Entre 1990 et 1999, la population du
Val-d’Oise a augmenté de 0,6 % en moyenne annuelle. Deux
communes qui appartiennent à l’agglomération de
Cergy-Pontoise ont connu une très forte croissance démographique :
Courdimanche et Puiseux-Pontoise ; les autres communes de cette
agglomération affichent une croissance plus modérée. D’une
manière générale, durant les années quatre-vingt-dix, la croissance
démographique de cette agglomération s’est atténuée. Quelle
que soit la période, l’agglomération de Cergy-Pontoise a
contribué pour environ un tiers à la croissance démographique du
département.
La croissance démographique naturelle du département
a été de 0,9 % entre 1990 et 1999. Le département se classe en
seconde position des départements franciliens après la
Seine-Saint-Denis ; il contribue ainsi largement au fait que
l’Ile-de-France est la région de métropole bénéficiant de la
croissance naturelle la plus forte.
Ce solde naturel est négatif dans treize communes
réparties dans le département, pour lesquelles le nombre de décès a
donc été supérieur à celui des naissances. En revanche, deux pôles
de forte croissance naturelle se situent l’un dans
l’agglomération de Cergy-Pontoise, l’autre autour de
Garges-lès-Gonesse et de Sarcelles.
Entre 1990 et 1999, dans l’ensemble du
Val-d’Oise, le solde migratoire est négatif : -33 583
personnes, soit -0,3 point de contribution à la croissance
démographique. Les sorties ont ainsi dépassé les entrées pour
soixante-dix-sept des cent quatrevingt- cinq communes. Les deux
communes qui ont bénéficié de la plus forte croissance due aux
migrations font partie de l’agglomération de Cergy- Pontoise
; il s’agit de Courdimanche (+13,6 %) et Puiseux-Pontoise
(+9,6 %).
Cependant, cette agglomération n’est pas un
pôle d’attraction migratoire nette, puisque les départs
résidentiels l’emportent sur les arrivées résidentielles, de
1 534 personnes. La partie Sud-Est du Val-d’Oise enregistre
un solde migratoire fortement négatif. Ainsi, la contribution du
solde migratoire à la croissance démographique a été inférieure à
-1,0 % par an à Garges-lès-Gonesse, Franconville et
Sarcelles.
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