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Le parc immobilier du Val-d’Oise compte 428 200 logements en 1999. Il a fortement augmenté depuis 1990, avec une progression annuelle moyenne de 1,2 % très proche de celle de l’ensemble de la grande couronne. 394 700 de ces logements sont des résidences principales, occupées chacune par un ménage. Pratiquement stable entre 1982 et 1990, le nombre moyen de personnes par ménage a baissé assez fortement, passant de 2,87 en 1990 à 2,74 en 1999. Ce nombre est très supérieur au nombre moyen de personnes par ménage en Ilede- France (2,38).

Au niveau communal, la valeur médiane du nombre de personnes par ménage pour le Val-d’Oise est de 2,80; la valeur la plus faible, qui est de 2,07, correspond à la commune de Haute-Isle, tandis que la valeur la plus élevée (3,67) concerne la commune de Vauréal, qui est située dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Du point de vue spatial, le nombre d’occupants par logement ne présente pas de particularités remarquables en Vald’Oise. Tout au plus, peut-on remarquer que le nombre a tendance à s’élever lorsque l’on s’éloigne vers le nord-ouest du Val-d’Oise, ceci traduisant simplement le fait que la pression du prix du foncier devient moins forte, ce qui permet l’habitation de logements plus spacieux. A l’opposé, la taille moyenne des ménages est plus faible à Franconville, à Montmorency, et à Argenteuil.

Le nombre des résidences principales du Val-d’Oise a augmenté de 10,1 % entre 1990 et 1999. La moitié des communes du département ont bénéficié d’une croissance de leur parc de résidences principales supérieure à 12,4 %. Les valeurs des croissances des parcs communaux de résidences principales sont très dispersées selon les communes du département. Ainsi, dans quatre communes cette croissance excède 50 % ; deux d’entre elles sont situées dans l’agglomération de Cergy-Pontoise : Puiseux-Pontoise, et surtout Courdimanche dont le parc de résidences principales a plus que quadruplé. Il est vrai qu’il s’agit de communes de taille relativement modeste comptant respectivement 124 et 1980 ménages. A l’opposé, le nombre de résidences principales diminue dans onze communes du département. La plus forte baisse concerne Epiais-lès-Louvres (-13,8 %), dont le nombre de ménages n’est que de 25 en mars 1999. Le département n’est pas caractérisé par des ruptures géographiques entre zone de forte croissance ou de forte décroissance du nombre de résidences principales. Les communes dont le parc régresse sont réparties assez également sur tout le territoire départemental.

Le nombre moyen de pièces par résidence principale est de 3,6 en 1999, valeur stable depuis 1990.

La part des logements collectifs dans les résidences principales est en moyenne, dans le Val-d’Oise, de 49,4 %, contre 69,8 % en Ile-de-France. La moitié des communes ont une part de logements collectifs inférieure à 8,8 %, ce qui est assez faible. Deux communes ont une part de logements collectifs supérieure à 80 %, ce qui est très élevé, et traduit, dans ce cas particulier, un tissu urbain constitué essentiellement de grands ensembles du type de ceux réalisés dans les années soixante, comme à Garges-lès-Gonesse et à Sarcelles. Il y a deux secteurs du Val-d’Oise où l’habitat collectif constitue plus de la moitié du parc résidentiel : d’une part, la couronne de communes qui entoure la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, dont Garges-lès-Gonesse et Sarcelles font partie; de l’autre, l’agglomération de Cergy-Pontoise. A l’opposé, un grand nombre de communes n’ont qu’un habitat collectif restreint ; une trentaine d’entre elles ne comptant même aucun logement de ce type. Plus on s’éloigne vers le nord-ouest du département, et plus la part de l’habitat collectif dans le parc résidentiel diminue.
Les habitants du Val-d’Oise sont pour 56,1 % d’entre eux propriétaires de leur logement.Ce taux est très voisin dans les Yvelines et dans l’Essonne, et inférieur dans l’ensemble de la France (54,7 %).
Le parc immobilier du Val-d’Oise est relativement récent : moins d’un logement sur cinq date d’avant 1949.
La part de logements très anciens, c’est à dire datant d’avant 1915, est de 8,2 %.Une coupure très nette se dessine entre l’est et l’ouest du département : dans l’est, l’ancien est rare, tandis qu’à l’ouest, il prédomine. L’urbanisation de l’Ile-de-France en tache d’huile en est la cause.

          

L’agglomération de Cergy-Pontoise, qui occupe une position centrale dans le département, constitue la position avancée de cette urbanisation, bien qu’elle résulte d’une politique d’aménagement volontariste qui cherchait à stopper ce phénomène : dans sept des communes qui la composent, l’ancien représente moins du dixième du parc résidentiel ; en effet, Cergy-Pontoise, comme les autres territoires issus des villes nouvelles, a été construite dans les années soixantedix et quatre-vingt par extension autour des villages existants. 11,0 % des résidences principales du Val-d’Oise ont été construites après 1989. Toutefois, la part des logements récents dans le parc résidentiel atteint des valeurs très élevées dans certaines communes : notamment Villeron,Puiseux-Pontoise et Courdimanche. La répartition spatiale des logements récents est nettement moins inégale que celle des logements anciens. 92,2 % des logements que compte le Val-d’Oise sont des résidences principales, et 1 % seulement sont des résidences secondaires; le reste du parc résidentiel étant constitué de logements occasionnels ou vacants. Pour la moitié des communes du département, cette proportion des résidences secondaires est inférieure à 1,8 %. Les communes pour lesquelles cette proportion dépasse le cinquième du parc résidentiel sont toutes situées dans l’extrémité ouest du département, la part la plus élevée concernant Chérence (38,9 %). De manière plus générale, l’ouest du Val-d’Oise est mieux pourvu en résidences secondaires que l’est où l’on trouve d’ailleurs huit communes n’en comptant aucune. Cette quasi-absence de résidences secondaires est très marquée dans la partie sud-est du département et dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Le nombre des résidences secondaires en Val-d’Oise a baissé de 52,8 % entre 1990 et 1999, passant de 8 867 à 4 184 ; ce phénomène commun à tous les départements franciliens peut s’expliquer en partie par les transformations de résidences secondaires en résidences principales.

Une résidence principale sur quatre est un logement H.L.M. Dans le Val-d’Oise, un quart du parc résidentiel principal est constitué de logements en HLM, contre 23,4 % en Ile-de-France. Le poids des logements HLM est très variable d’une commune à l’autre. A Sarcelles, qui symbolise encore souvent ce type d’habitat dans l’imaginaire collectif, le parc HLM constitue 52,7 % du parc résidentiel. A l’opposé, il n’y a aucun logement HLM dans 84 communes du département. Les communes, qui comptent une part relativement forte d’HLM dans leur parc, sont presque toutes situées dans l’est du Val-d’Oise. Dans cette partie Est du département, les communes ayant une très forte proportion de logements HLM sont plutôt situées à proximité de la petite couronne. Au contraire, les communes n’ayant pas ou peu, en proportion, de HLM sont davantage positionnées dans l’ouest du département, lequel est moins urbanisé. L’agglomération de Cergy- Pontoise accueille une part importante de logements HLM qui représente plus du quart du parc résidentiel principal de cinq de ses communes, cette proportion approchant 40 % dans le cas de Saint-Ouen-l’Aumône.

2 % des habitants du Val-d’Oise vivent hors ménages ordinaires : une proportion
voisine de la moyenne régionale (2,1 %) et nationale (2,2 %). Parmi ceux-ci, la part des personnes vivant en habitations mobiles est plus élevée qu’à l’échelon régional et national. Dans 4 communes de moins de mille habitants, le poids de la population hors ménages ordinaires dépasse 10 % : La Roche-Guyon, Haute-Isle, Bellefontaine, et Nerville-la-Forêt. A Ennery, commune de 2000 habitants, cette part est de 9 %. Haute-Isle, Bellefontaine, et Ennery bénéficient de l’implantation de maisons de retraite.

 

 

 

 

Evolution du nombre moyen de personnes par ménage

 


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Croissance importante du nombre des résidences principales

 

 


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Prépondérance des logements collectifs au sud

 

 


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Une résidence principale sur quatre est un logement H.L.M.

 


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2% de la population du département vit hors ménage

 

      

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